Métabolismes de la Métropole - Le Grand Paris en chantiers - AIGP
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Métabolismes de la métropole
Le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes d’Île-de-France

Métabolismes
de la Métropole

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Logistiques urbaines

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Présentation

/ Livret Métabolismes

/ Une démarche

/ Un Grand Paris en Chantiers

/ Les Métabolismes de la Métropole

/ Représenter la Métropole

/ L'architecte urbaniste dans le jeu des coopérations territoriales

/ la Métropole de l'Après

/ Crédits et remerciements

Une démarche

Ce projet rend compte d’une démarche de collaboration entre le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes d’Île-de-France et l’Atelier International du Grand Paris. En 2012-2013, neuf conférences-débats ont été organisées d’octobre à juillet à la Maison de l’architecture, 148, rue du Faubourg Saint-Martin à Paris. Ce cycle, intitulé “Métabolismes de la Métropole : Le Grand Paris en chantiers”, a été conçu avec plusieurs objectifs :

Donner à comprendre la mise en oeuvre du Grand Paris...

... et débattre sur les principaux projets en train de se cristalliser dans les territoires de la métropole parisienne. La loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris a défini un nouvel outil de planification et de programmation, le Contrat de Développement Territorial (CDT) afin d’accompagner le projet du nouveau métro express en rocade. Ces contrats définissent une politique d’aménagement de l’espace pensée à l’échelle de la région, avec des territoires ciblés pour leur potentiel économique. Ils sont signés entre l’État et les collectivités locales pour une durée de 15 ans et peuvent être révisés durant cette période. Lors des conférences-débats ils étaient pour la plupart en cours d’élaboration et à ce jour, 15 ont été validés en comité de pilotage, et 10 signés après enquête publique, 4 sont en cours de finalisation, et 2 s'orientent vers un autre type de contrat, le Contrat de Développement d'Intérêt Territorial (CDIT).

Faire dialoguer les acteurs de la fabrique métropolitaine...

... afin d’entrer dans la mécanique complexe des processus de projet et de coopération initiés par le chantier du Grand Paris. Chaque conférence-débat a ainsi permis d’aborder les projets par leurs caractéristiques politiques, culturelles, sociales et économiques, urbaines et paysagères, en écoutant les points de vue de maires ou présidents de communauté d’agglomération, des chefs d’entreprises ou directeurs d’établissements publics, des aménageurs publics, des architectes-urbanistes, d’experts…

Lire la métropole à travers ses grandes fonctions urbaines...

... en développant tout au long du cycle un questionnement sur le “métabolisme” métropolitain. Cette métaphore évoque la métropole comme un organisme vivant en évolution, traversé par des flux de personnes, de matériaux ou de marchandises, d’informations ou de capitaux qui “réagissent” lors de leurs rencontres dans les différents lieux qui constituent le “tissu métropolitain”. Un organisme relié au monde qui consomme, produit, échange, rejette, recycle... C'est ainsi le fil des systèmes économiques et de leurs traductions spatiales et territoriales qui a été suivi, permettant par corrélation d'aborder aussi les questions de mobilité et d'habitabilité tout autant centrales dans le projet du Grand Paris.

Trois thématiques du métabolisme métropolitain...

... ont été définies en regard des grands projets de développement économique censés renforcer l’attractivité de la métropole parisienne dans la compétition internationale - ceux identifiés dans la première cartographie des clusters de Christian Blanc en 2009 ou bien ceux apparus par la suite lors de l’élaboration des CDT. Les prismes retenus des “Logistiques urbaines”, des “Économies immatérielles” et des “Territoires d’industries” ne résument pas toute la complexité de chacun des neufs territoires abordés. Ils correspondent cependant à un certain climat existant autour des hauts-lieux de l’activité économique, ces grandes machines indispensables au rayonnement métropolitain international. Les aéroports, grands ports, quartiers d’affaires ou campus scientifiques, marchés alimentaires ou quartiers d'industries créatives étant en effet aujourd'hui les catalyseurs réels ou symboliques des nombreux projets de développements économique du Grand Paris.

Un tableau incomplet...

... à travers neuf rencontres pouvant n'offrir qu'une image partielle d'une métropole polycentrique en construction. Le “métabolisme” de la métropole ne se limite évidemment pas à ces territoires mis sur le devant de la scène et aux fonctions économiques qu’ils condensent, ni même aux 22 Contrats de Développement Territorial qui étaient alors en cours d'élaboration. Pour approcher une vision satisfaisante, il faudrait s’intéresser également aux nouvelles structures d’une économie plus locale, moins centralisée donc moins visible et qui contribuent néanmoins de plus en plus au développement écologique des métropoles.

Une restitution augmentée...

... qui développe les échanges qui ont eu lieu lors des conférences-débats et pendant leur préparation, et les replace dans un contexte élargi. Depuis 2012, certains projets ont évolué, d'autres ont été arrêtés. Il ne s'agit donc pas ici d'informer sur le dernier état d'avancement de chacun de ces chantiers, mais plutôt d'offrir un aperçu des coopérations et des dynamiques de projet activées dans l’agglomération francilienne depuis le lancement du Grand Paris. Le document propose une histoire succinte et synthétique de ce moment d’ébullition et de renouvellement de la fabrique métropolitaine, partant des grandes visions énoncées par l'Etat, la Région et par les 10 équipes pluridisciplinaires de la consultation internationale “le Grand Pari de l’agglomération parisienne” (2008-2009), jusqu'à la mise en route de projets opérationnels dans le cadre des CDT.

Un bilan en perspective...

...qui voudrait ouvrir et non refermer l’histoire du Grand Paris. Il interroge sur l’étape suivante initiée par la loi MAPTAM, qui prévoit la création d’une Métropole du Grand Paris regroupant Paris et les 3 départements de la petite couronne au 1er janvier 2016. L'importance de l'échelle des Territoires dans la construction métropolitaine est pour nous évidente à l'issue de ce récit. Cette question focalise les débats qui entourent la réforme administrative en cours. Le futur “projet métropolitain” reste à inventer et on ne peut que souhaiter que par le dialogue démocratique il s'articule avec les projets des Territoires.

Le Grand Paris en Chantiers

Raphaële Perron - David Malaud

Le Grand Paris ne sera pas la résultante d'un grand dessin, d'un projet unique comme cela a pu être le cas quand Haussmann a tracé les boulevards parisiens, ou quand Paul Delouvrier a imaginé les villes nouvelles dans les années 1960. Le contexte démocratique de l'urbanisme a singulièrement changé et on pourrait plutôt voir le projet du Grand Paris comme un processus complexe de transformation du territoire mis en oeuvre par des acteurs multiples. Le projet du Grand Paris Express y joue un rôle de catalyseur, et les contrats de développement territorial (CDT) en sont le principal cadre opérationnel jusqu'à la mise en place en 2016 de la métropole du Grand Paris. Parallèlement au grand chantier de transports en commun lancé pour répondre à la crise de la mobilité, plusieurs centaines de projets d'aménagement sont aujourd'hui en cours ou à l'étude pour répondre aux besoins en termes de logement et de développement économique. Tout cela s'échelonnant à plus ou moins long terme jusqu'à l'horizon 2030.


Les CDT - cadres de coopération et d'intégration

Les contrats de développement territorial (CDT) ont été créés par la loi du 3 juin 2010 afin d'encadrer le développement engendré par la création des nouvelles gares du réseau de transport du Grand Paris Express. Un CDT est conclu sur une durée de 15 ans entre l’État, représenté par le Préfet de Région, et plusieurs communes ou collectivités locales. Il définit des objectifs en matière d’urbanisme, de transports, de lutte contre l’exclusion, de développement économique et culturel et de protection de l’environnement, et recense les projets d'aménagement prévus ou engagés à ces titres. Une partie des projets, notamment les futures gares du Grand Paris express sera financée par l'État par le biais des Contrats de Plan État-Région signés tous les 6 ans.

21 démarches ont été engagées, 10 contrats sont d'ores et déjà signés et 15, en tout, devraient aboutir après enquête publique. Les communes qui le souhaitaient ont aussi pu développer un Schéma de Développement Territorial (SDT), un document non contractuel mais fixant des orientations en termes d'aménagement communes à plusieurs CDT.

Les CDT et SDT ont constitué un outil d'intégration des politiques publiques, permettant de sortir de l'antagonisme des visions communales pour développer des visions globales sur des territoires à l'échelle de bassins de vie. Ils présentent toutefois deux défauts majeurs : un cadre financier trop flou n'assurant pas l'opérationnalité de tous les projets recensés, et un manque de cohérence entre eux qui va nécessiter de revoir certains programmes trop ambitieux, notamment en termes d'immobilier d'entreprise.


→ Aller sur le site de la DRIEA

carte CDT Carte des CDT

Le chantier de la mobilité : maillage et multimodalité...

Du débat public opposant les projets de transport de l'État et de la Région en 2010, au “Nouveau Grand Paris”, le chantier de la mobilité s'est étoffé et concrétisé. La construction des premières lignes du Grand Paris Express est désormais engagée. Ce réseau de métro rapide en rocades reliant les polarités principales de l'agglomération va permettre de sortir de l'actuel fonctionnement en étoile du réseau de transport publics franciliens. Mais ces rocades ne sont pas suffisantes pour réellement réduire les temps de déplacements en Île-de-France. Le Nouveau Grand Paris inclut les travaux complémentaires prévus dans le “Plan de mobilisation pour les transports” de la Région afin de constituer un réel “maillage” de transports en commun. Au-delà de la construction de nouvelles lignes, l'enjeu majeur est celui de la multimodalité, de la mise en réseau des lignes de métros, RER, transiliens, tram-trains ou tramways, bus en sites propres ou omnibus ,trop souvent pensés dans des logiques séparées. Les 72 futures gares du Grand Paris Express seront des noeuds majeurs de ce large maillage. Elles doivent être construites pour rendre le plus fluide possible les connexions entre les différents moyens de transport. Un réel challenge pour les architectes et les ingénieurs qui ont commencé à concevoir les gares de la ligne 15.

Ce grand système des transports en commun doit penser aussi la place de la voiture et des mobilités individuelles dont les usages sont en train d'être reconfigurés par les nouvelles pratiques comme l'auto-partage. Le diagnostic réalisé par l'Apur sur la “trame viaire du coeur de l'agglomération” a ainsi mis en évidence la nécessité d'importants travaux sur le réseau routier, que ce soit pour accueillir des transports en sites propres, ou bien pour faire face à l'augmentation du trafic et des rabattements vers les futures gares.


→ Télécharger la carte du futur Grand Paris Express
→ Consulter tous les projets en cours sur le site du STIF

Nouveau Grand ParisCarte du Nouveau Grand Paris

La transformation des lieux existants

Dès la consultation internationale de 2008, “le Grand Pari de l’agglomération parisienne”, les 10 équipes pluridisciplinaires sélectionnées ont posé comme principe le fait de réaliser la croissance urbaine en construisant “la ville sur la ville”. La publication de la cartographie du mode d’occupation des sols (MOS 2012) de la Région Île-de-France a depuis montré que 61% de de la croissance de l’agglomération était déjà réalisée par recyclage urbain (et 94% en petite Couronne). Un des enjeux fondamentaux du Grand Paris est donc bien de mieux comprendre les “cycles de vie” des différentes textures qui composent aujourd’hui la métropole et d’apprendre à les transformer.

Dans les projets présentés ici, l'arrivée des nouvelles gares est vue comme une opportunité de densification et d'intensification des usages. Dépasser la vision quantitative, et apporter un gain de qualité urbaine dans ces quartiers de gare déjà urbanisés, nécessite des montages complexes, le déplacement de certaines limites. Des reconfigurations difficiles à mettre en oeuvre. Les outils actuels de l'aménagement tels que les ZAC fonctionnent très bien, quand il s'agit de recycler les grandes emprises industrielles en friche créées par la désindustrialisation. En revanche, la transformation d'îlots ou de quartiers habités ou partiellement en friche, implique l'invention de nouveaux outils et de nouvelles gouvernances de projet. Il faudrait pouvoir expérimenter des dispositifs de négociation, des systèmes de compensation, pour rendre possible les processus de mutualisation indispensables à la qualité urbaine sans pour autant avoir recours à la table rase.


→ Article sur le site de l'IAU: La ville se construit majoritairement en recyclage

carte MOS 2012 Carte de l'occupation du sol en Ile-de-France en 2012 (IAU IDF)

Les Métabolismes de la Métropole

Raphaële Perron - David Malaud

La comparaison avec le vivant a souvent été une source d'images pour penser la ville. Les théories du mouvement moderne s'appuyaient sur l'anatomie : les organes pour les fonctions urbaines, les vaisseaux pour la circulation, etc... Le concept de métabolisme urbain a, lui, été forgé il y a quelques années, renvoyant aux différentes réactions chimiques qui se déroulent au sein d'un être vivant. Il désigne l’ensemble des processus par lesquels les villes mobilisent, consomment et transforment des ressources. Cette métaphore ouvre sur une compréhension plus dynamique de la ville mettant l'accent sur les échanges. L'objectif du cycle de conférences-débats était ainsi de faire apparaître le Grand Paris au sein des systèmes métaboliques mondialisés d'échanges de matières, de données, de biens, de personnes. Et cela en croisant les trois entrées de la logistique, de l'industrie et des économies immatérielles, avec le caractère physique et sensible des lieux et des territoires du Grand Paris, leur épaisseur historique, humaine et culturelle. Pour restituer les réflexions du cycle, nous avons choisis deux angles de lecture croisant métabolisme et urbanisme : les “situations métaboliques” et les “territoires d'échanges”.

Situations métaboliques : diversification et ouverture

Le marché de Rungis ou les aéroports du Bourget et de Roissy, le quartier d'affaire de la Défense, l'hôpital Gustave Roussy ou la cité Descartes, tous ces endroits ont été conçus comme des organes monofonctionnels, suivant le modèle fordiste de la grande entreprise intégrée. Des “îles extra-territoriales” branchées sur les infrastructures. Aujourd'hui, ces “organes” sont en passe d'être “métropolisés”, rejoints par la ville. Cela met en crise leur logique auto-centrée, mais ouvre des perspectives. Ils deviennent les protagonistes de nouvelles situations métropolitaines, que nous avons appelé “situations métaboliques”. On y observe un phénomène d'externalisation de ressources et de services suivant les principes de l'économie postfordiste. Les organes sont alors obligés de s'ouvrir sur leur environnement, de se connecter au tissu local, voir d'accueillir de nouvelles fonctions urbaines.

L'intégration dans le tissu urbain de ces lieux parfois inhospitaliers est à nuancer, mais dans tous les cas on note un désir de mixité programmatique, dont témoigne des expressions telles que “ville aéroportuaire”, “campus-ville”, ou “campus urbain”. L'ouverture et la diversification même partielle de ces zones est créatrice de nouvelles valeurs à la rencontre des différentes fonctions, la logistique et le commerce, ou l'industrie et la recherche, par exemple. En termes d'espace, ces croisements fonctionnels font apparaître la nécessité de penser des mutualisations entre les différents programmes. La création d'espaces partagés, voire publics est vecteur de nouveaux échanges renforçant “l'économie présentielle”. Ces mises en commun s'accompagnent de la création de façades métropolitaines, incarnant les fonctions dans l'imaginaire, et ouvrant à la fois au local et à la grande échelle de l'agglomération.



Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique
Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique
Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique Schéma situation métabolique Schémas des situations métaboliques des 9 territoires étudiés

Territoires d'échanges : clusters, réseaux, rhizomes

Les projets de CDT ou de SDT présentés mêlent, tous, projet urbain et développement économique autour d'une spécialité comme l'aéronautique, la finance ou la logistique. Ce rapprochement entre urbanisme et économie territoriale est dû au premier projet du Grand Paris du Secrétaire d'État au développement de la Région capitale, Christian Blanc. Les 6 “clusters” qu'il avait défini en 2009 sont devenus 10 territoires de projet, puis 21 CDT. Un nouveau type de politiques de développement, lié à l'avènement d'une économie post-fordiste. L'économie et l'innovation n'y sont plus pensées par la figure de la grande entreprise intégrée mais par celle du cluster, une grappe d'entreprises et d'institutions spécialisées dans un même domaine, complémentaires et proches géographiquement.

Avant 2009, Christian Blanc a introduit l’idée de “cluster” en France en lançant, dès 2004, la politique des pôles de compétitivité : des structures régionales regroupant entreprises, laboratoires de recherche et établissements de formation autour d’une spécialité économique. Mais son schéma de “clusters” pour le Grand Paris a quelque peu brouillé les pistes, en définissant des périmètres beaucoup plus restreints que ceux des 8 pôles de compétitivité franciliens déjà labellisés. Les signatures économiques des “clusters” de Blanc, se référaient certes à des éléments phares d’un secteur comme l'aéroport du Bourget par exemple. Mais des économistes comme Laurent Davezies ont montré que les secteurs de l'économie métropolitaine fonctionnent à l’échelle régionale. Daniel Behar, Philippe Estèbe et Nicolas Rio ont mis en évidence, dans leur étude “La mixité économique comme volonté et comme représentation”, que les thématiques économiques annoncées dans les clusters de Christian Blanc étaient alors à voir comme un “mythe mobilisateur” pour développer les territoires de la périphérie parisienne, plutôt que comme une réelle politique de spécialisation. Car dans l'économie actuelle, ce sont moins les territoires que les entreprises qui se spécialisent, et elles ont besoin pour cela d'une certaine diversité territoriale pour pouvoir externaliser plus de ressources et de services.

Ainsi, plus que de véritables clusters, sont apparus dans l'agglomération parisienne divisée en plus de 400 communes, ce que nous appelons des “territoires d'échanges”. En effet, comme l'explique Pierre Veltz, dans l’économie post-fordiste “le territoire entre dans le jeu économique comme matrice d’organisation et d’interactions sociales”. Et cela nécessite des structures politiques capables de jouer un rôle d’intégration et de structurer les échanges dans le tissu fragmenté des entreprises, à une échelle qui dépasse les limites communales. Si certains des CDT ont préfiguré la création de réelles intercommunalités, il n'est pas nécessaire de voir dans ces “territoires d'échanges” des périmètres figés. La figure du rhizome avancée par Christian de Portzamparc pour décrire la métropole appelle à imaginer des cadres mouvants qui puissent se reconfigurer en fonction des dynamiques du métabolisme métropolitain.



carte Christian Blanc Carte des 10 clusters du Grand Paris selon Christian Blanc (2010)

AECDP schema Grand Paris Carte des Rhizomes du Grand Paris - équipe AECDP, agences Elizabeth et Christian de Portzamparc

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