Métabolismes de la Métropole - Le Grand Paris en chantiers - AIGP
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Métabolismes de la métropole
Le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes d’Île-de-France

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L'architecte urbaniste dans le jeu des coopérations territoriales

David Malaud

Huit années se sont écoulées depuis le lancement de la mécanique du Grand Paris lors du discours de Nicolas Sarkozy à Roissy en 2007. Le cycle “Métabolismes de la métropole” a été l'occasion d'observer les rouages de ce grand projet par le prisme de neuf territoires métropolitains. Une particularité ressort de ce tableau: le déplacement du projet urbain vers l'échelle des territoires, au travers des contrats de développement territorial (CDT). Dès 2009, avec le lancement des “clusters” du Grand Paris, cette échelle a cristallisé les projets du Grand Paris. Entre le niveau des communes, plus ou moins “bâtisseuses”, et celui de la planification régionale, cet échelon intermédiaire s'est avéré très efficace pour fédérer un grand nombre d'initiatives. Avant même que soit posée la question des institutions métropolitaines, de nombreux espaces de coopération territoriale sont ainsi apparus, tandis que d'autres étaient consolidés.


Renouveau d'un urbanisme de coopération

La dimension intercommunale de l'urbanisme francilien était forte au début du siècle dernier, à l'époque de l'Union des maires de la Seine. Le système de planification moderne et le redécoupage des départements, ont par la suite beaucoup réduit le rôle des communes jusqu'aux lois dites de “décentralisation” des années 1980. S’opère alors un recentrement des politiques d’aménagement à l’échelon communal, qui a en charge la définition du plan d’occupation des sols (POS). Or, très vite, certaines communes vont se grouper au sein d'intercommunalités de projets. Le Syndicat mixte pour l’aménagement et le développement de la Plaine-Saint-Denis, créé en 1985, le Syndicat intercommunal du Plateau de Saclay, fondé en 1988, ont tous deux été des expérimentations pionnières. L’une conduisant au projet “Hippodamos”, et l’autre à l’établissement d’un schéma directeur local. Les lois suivantes renforceront les dispositifs d’intercommunalité jusqu’à les rendre obligatoires. À partir des années 2000, leur nombre progresse pourtant lentement en Île-de-France, où l’on voit des groupements plus informels apparaître comme l’ACTEP, la Conférence territoriale de la vallée de la Bièvre, Orbival, ou encore le pôle d’Orly.

Lorsque Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, lance la politique des clusters en 2009, il va trouver dans les territoires, des élus aux cultures de coopération territoriales plus ou moins solides. Le dialogue avec les acteurs de ces territoires et notamment Patrick Braouezec, président de la Communauté d'Agglomération Plaine Commune, va alors aboutir à la création du “contrat de développement territorial”. Un nouvel outil qui élargit la focale des clusters, initialement ressérée autour des futures gares, pour aller vers la définition de projets territoriaux traitant à la fois de développement économique, de mobilité, et de logement.



Plan d'Hippodamos de Milet Plan d'Hippodamos de Milet

L'expérience des CDT : gouvernances de projets

L'élaboration des CDT était conduite par le Préfet de Région avec des comités de pilotage réguliers réunissants pendant deux ans les maires, présidents de communauté d'agglomération, élus départementaux et régionaux signataires des contrats, mais aussi les acteurs économiques et institutionnels locaux. L'objectif était d'arriver à définir des projets convenant à tout ce monde pas toujours habitué à travailler ensemble, mais partageant un désir commun d'avoir une ou plusieurs gares du futur métro. Des relations intercommunales se sont ainsi nouées voire institutionnalisées. L'expérience des CDT a posé les bases d'un urbanisme contractuel, rompant avec la culture "top down" de planification normative. Les comités de pilotage ont été des plateformes de gouvernance de projet très efficaces et sont sensés pour la plupart être pérennisés pour permettre le suivi et l'ajustement des CDT qui courent sur 15 ans. L'Atelier du Territoire de la Culture et de la Création a été créé dans ce sens en 2014 par Plaine Commune, qui parallèlement envisage une révision de son schéma de cohérence territoriale (SCOT) pour le rendre compatible avec le CDT. Loin de complexifier davantage le paysage administratif, ces nouveaux lieux de définition et de réévaluation des projets urbains sont le moyen de mettre en place un système d'interactions entre la planification traditionnelle et l'urbanisme de projet. Leur généralisation dans tous les territoires permettrait d'ancrer une nouvelle culture d'aménagement plus participative, pro-active et ascendante.



carte CDT Carte des CDT

Faire jouer les acteurs du territoire

L'élaboration des CDT a nécessité un pas de côté de la part des architectes-urbanistes participant à ce processus. Il ne s'agissait, ni d'établir un document de planification traditionnel, ni de dessiner un méga-projet, mais plutôt de créer les conditions d'une coopération possible sur le territoire. Il était nécessaire de faire émerger une compréhension commune, une image partagée du territoire et de ses dynamiques à l'œuvre, de constituer le “scénario 0” à partir duquel élaborer un récit commun de la métamorphose à venir. Pour atteindre de tels objecifs, ce n'est pas tant la posture de l'expert que celle du médiateur que les architectes ont dû mettre en avant. Produisant des représentations floues destinées avant tout à faire apparaître des territoires d'échanges, à incarner le sentiment d’habiter sous de mêmes conditions. Il s'agissait de mettre en place un libre “jeu” entre les divers acteurs, afin de faire émerger, au-delà du projet du futur métro, des problématiques partagées. Des “filaments”, pour reprendre les termes de l'AUC, à partir desquels il était possible de définir des mutualisations et des synergies entre les projets économiques, culturels, sociaux de chacun. Une logique de mise en système et d'inter-territorialité qui n'appelle pas nécessairement une nouvelle échelle institutionnelle, mais plutôt des dispositifs de coopération souples et aux périmètres variables, tels les “pactes” développés par Acadie et TVK pour le cluster de la ville durable.


image AUCEtude préparatoire à l'élaboration du CDT Confluence Seine-Oise - l'AUC

La Métropole de l'Après

David Malaud

La consultation internationale de 2008 “le Grand pari de l'agglomération parisienne” avait posé une ambition forte en demandant aux 10 équipes retenues de présenter leur vision de la “métropole de l'Après- Kyoto”. Plusieurs principes fondamentaux en sont ressortis : le polycentrisme, “la ville sur la ville” et la limitation de l'étalement urbain, la “ville poreuse” accueillant l'eau et la biodiversité...

Dans le quotidien de la fabrication urbaine, la mise en oeuvre d'un aménagement durable n'est pas si évidente. À chaque projet, les concepteurs doivent confronter leurs visions à la matérialité des territoires existants, aux exigences de l'économie, aux besoins des habitants, aux freins sociaux et normatifs. Dans cette réalité concrète de l'expérimentation, il apparaît que le développement durable n'est pas juste une affaire technique, mais bien une construction politique et culturelle qui engage le projet de toute notre société.

Paris accueille cet automne la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, ou COP 21. C'est l'occasion d'expliciter la vision de la "métropole de l'Après" qui anime les recherches du Conseil scientifique de l'AIGP depuis 2008. Les projets présentés dans ce document, donnent un premier aperçu du Grand Paris tel qu'il devrait se construire dans les 15 années qui viennent. Trois thèmes ont retenu notre attention et rejoignent le programme de travail et de débats publics de l'AIGP lancé en janvier dernier.

Co-habiter avec la nature et ses risques

La croissance de l'agglomération francilienne s'est faite, pendant des années, dans une logique de consommation des espaces naturels, sans prise en compte des risques environnementaux. Nous ne sommes pas du tout préparés à des catastrophes naturelles pourtant très probables. Le coût économique d'une grande crue de la Seine a été ainsi évalué à 18 milliards d'euros par la géographe Magali Reghezza-Zit. Il semble urgent de réfléchir à un modèle de métropole plus résiliente.

A ce titre, le projet développé par Antoine Grumbach pour le futur grand port d'Achères témoigne d'un changement de posture dans les pratiques d'aménagement. L'infrastructure portuaire n'est plus pensée comme une zone artificielle fermée qui s'impose dans un milieu et le perturbe, mais elle établit une complémentarité avec l'environnement en se laissant “strier” par l'écosystème fluvial. Cette contrainte devient dans le projet une opportunité pour créer un réseau d'espaces publics traversant le port, faisant cohabiter industrie et pratique du paysage fluvial. Dans la même veine, à Saclay, le projet de Michel Desvignes redonne une place centrale au système hydrographique du plateau dont le délaissement aggrave le risque d'inondation des vallées attenantes. Les rigoles deviennent la trame d'une charpente paysagère dont font partie les espaces de “lisières” du futur campus. L'opposition entre naturel et artificiel, ville et nature s'efface, là aussi, pour laisser place à une interpénétration, un entrecroisement producteur de valeur esthétique mais aussi sociale et économique.


image SaclayPlan de la Charpente paysagère de Saclay - AREP

Représenter l'énergie, au coeur du métabolisme

Le métabolisme du futur Grand Paris sera très gourmand en énergie. ERDF a estimé à 30% la croissance de la consommation énergétique francilienne d'ici à 2030. Ces chiffres challengent notre capacité à inventer un modèle de métropole plus sobre, voire un territoire métropolitain “à énergie globalement positive”.

Les solutions techniques avancées aujourd'hui s'attaquent pour l'heure au problème de manière trop sectorielle et normative, freinant les processus d'innovation et limitant la question énergétique à une simple question quantitative. Une représentation fine des échanges d'énergie, de ressources naturelles, et de biens matériels qui sont en jeu dans les systèmes socio-économiques de la métropole est nécessaire pour guider notre action. Nous manquons de cartes pour entrer dans cette complexité et comprendre les mécanismes du métabolisme métropolitain, des circuits micro-locaux aux échanges internationaux massifiés. Et il faudrait croiser ces données quantitatives avec une lecture plus sensible des situations, prenant en compte leur épaisseur sociale et culturelle. Le programme de recherche pluriannuel “Ignis Mutat Res : Penser l'architecture, la ville et les paysages au prisme de l'énergie”, dont l'AIGP est partenaire, va dans ce sens. Les recherches ont permi de déployer les relations nombreuses entre énergie et territoires habités. Des questions comme celles de l'éco-mobilité, de la précarité énergétique ou des cycles de vie du bâti, vont bien au-delà de la simple rénovation thermique des immeubles. Ces axes de recherche sont à développer pour pouvoir définir une vision réaliste et équitable de la Métropole de l'Après.


image Ignis Mutat ResProgramme Ignis Mutat Res

Comment le local équilibre-t-il la mondialisation ?

Conseil scientifique de l'AIGP. Dans le portrait de la métropole qui est ébauché ici, les “organes phares” de la métropole sont envisagés comme les clés de l'attractivité du Grand Paris dans la compétition internationale. C'est le reflet de la logique économique actuelle où la dimension mondiale prime sur le local. Dans le domaine de la logistique par exemple, les projets prévus autour de Roissy ou Achères misent sur l'emballement logistique mondial, la captation de flux massifiés de marchandises étant créatrice de valeur. Il s'agit ensuite pour les territoires de mettre en place des systèmes économiques locaux gravitant autour de ces grosses "machines" afin de rendre possible des retombées locales. Si elle a fait ses preuves, cette logique économique massifiée présente une certaine vulnérabilité, toute l'économie métropolitaine dépendant de quelques entreprises. Il serait intéressant d'observer aussi comment, à la marge se mettent en place des systèmes de démassification partant des territoires et mettant à profit leur créativité pour relocaliser la production et reinventer ses rapports avec la consommation. C'est sûrement à la rencontre de ces deux logiques que peut se dessiner l'économie de la métropole durable.


Photo de RungisLes halles de Rungis

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